L’hypothyroïdie se caractérise par une sécrétion trop faible d’hormones thyroïdiennes par rapport au besoin de l’organisme. Ce dysfonctionnement retentit sur les grandes fonctions de l’organisme.
Les troubles de la thyroïde :
Le trouble le plus fréquent de la thyroïde sont de 2 types :
– Congénitale (néonatale), présente à la naissance. Elle est rare
– Acquise, apparaît avec le temps, sous l’influence de différents facteurs
Plus fréquente chez les femmes :
– Femmes : 4/1000 cas
– Hommes : 1/1000 cas
– Surtout après 65 ans
Causes des troubles de la thyroïde :
La première cause est la carence en iode.
– Maladies auto-immunes se caractérisent par une hyperactivité du système immunitaire et donc une production d’anticorps contre les cellules se qui se traduit par une diminution de la production d’hormones)
– Thyroïdite de hashimoto (++), il y a un goitre constant et diffus de volume modéré, parfois du vitiligo, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde ou encore anémie de Biermer…
– Thyroïdite atrophique : surtout chez la femme ménopausée. C’est une hypothyroïdie d’Hashimoto sans le goitre.
– Médicaments/actes médicaux : ablation complète ou partielle de la thyroïde, irradiation par iode radioactif, traitement médicamenteux de la thyroïde, traitement sans lien : lithium, interféron, traitements iodés
Causes plus rares :
– Hypothyroïdie congénitale
– Thyroïdite de Quervain (infection virale, hyperthyroïdie puis hypothyroïdie. Guérit spontanément en 2/3 mois)
– Maladie de l’hypophyse ou séquelles de maladies cérébrales (souvent un adénome bénin)
– l’hypophyse responsable d’une diminution de la production de la TSH)
– Prédisposition héréditaire
l’hypothyroïdie :
Les symptômes de l’hypothyroïdie :
Une personne souffrant d’hypothyroïdie retrouve généralement ces symptômes :
❖ fatigue
❖ difficultés de concentration, troubles de la mémoire
❖ somnolence
❖ hypothermie
❖ bradrcardie
❖ une constipation
❖ une prise de poids
❖ des règles irrégulières
❖ altération de l’état des cheveux et de la peau
L’hyperthyroïdie :
L’hyperthyroïdie se caractérise par une production excessive d’hormones par la thyroïde.
L’hyperthyroïdie touche 5 à 10 fois plus les femme que les hommes.
Les 3 causes les plus fréquentes de l’hyperthyroïdie :
Premièrement la maladie de Basedow. C’est une maladie auto-immune avec présence d’un goitre, d’une saillie anormale des yeux. Parfois on peut détecter des œdèmes situés à l’avant de la jambe.
Elle touche 2% des femmes et 0,4% des hommes en Europe avec un pic de fréquence entre 20 et 40 ans.
La deuxième cause est le goitre multi-nodulaire toxique. C’est un goitre composé de plusieurs nodules « toxiques » qui ne sont pas supposés sécréter des hormones thyroïdiennes.
Puis la troisème cause, l’adénome toxique. La thyroïde présente un seul nodule dit «toxique » qui n’est pas supposé sécréter des hormones thyroïdiennes.
Solutions diététiques pour lutter contre l’hyperthyroïdie :
Adopter une alimentation ni trop grasse et éviter le surplus calorique. Les recommandations diététiques principales consistent à apporter à votre corps suffisamment d’iode pour diminuer le risque de survenu d’un éventuel dérèglement de la thyroïde. Comment faire ? Je vous révèle la liste des aliments les plus riches en iode ci-dessous :
- Kombu royal (Saccharina latissima), séchée ou déshydratée
- Baudroie rousse ou Lotte
- Thon
- Rognon, porc
- Mulet
- Kombu séchée ou déshydratée
- Cabillaud
- Foie, canard
- Espadon, rôti/cuit au four
- Lieu noir
- Rognon de veau et bœuf
- Araignée de mer, cuite
- Foie de morue, appertisé, égoutté
- Noix du Brésil
- Sole, cuite à la vapeur
- Thon à l’huile de tournesol, miettes, appertisées, égouttées
- Thon
- Maquereau
- Foie, volaille, cuit
- Œuf, jaune (jaune d’œuf)
- Crabe, cru
- Œufs de truite, semi-conserve
- Rascasse, cuite à la vapeur
- Thon albacore ou thon jaune
- Œuf, jaune (jaune d’œuf), cuit
- Limande-sole
- Foie, lapin
- Lapin, viande cuite
- Wakamé (Undaria pinnatifida), séchée ou déshydratée
- Cervelle, porc, braisée
- Écrevisse
- Thon albacore ou thon jaune, au naturel, appertisé, égoutté
- Seiche,
- Foie de morue
- Coquille Saint-Jacques, noix et corail, cuite
- Foie, oie
- Bar ou loup de l’Atlantique
- Moule, appertisée, égouttée
- Langoustine
- Sardine
- Espadon
- Lentille blonde, sèche
- Poulet, cuisse, viande et peau, cru, bio
- Rouget-barbet de roche, vapeur
- Bar commun ou loup, rôti/cuit au four
- Sole, frite
Vous l’aurez compris, les poissons et crustacés sont le groupe alimentaire le plus riche en iode. Le sel de table iodé permet aussi de participer à la couverture des besoins de votre organisme. Une noix du brésil permet de couvrir presque 100% de vos besoins quotidiens.
Cet article vous a-t-il été utile ? Vous avez des questions? Laissez-le nous savoir dans les commentaires.
Article écrit par Fleur, diététicienne chez dieteticienne.online
à lire aussi : Zoom sur la glande thyroïde
Clique-ici pour découvrir plus de pathologies liées à l’alimentation




